Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

AutoEvaluation

Publié par Epain Jessica

AutoEvaluation

L'Exercice de l'autoévaluation est subjectif, il doit reprendre votre parcours et donner un regard réflexif sur les progrès, l'évolution mais également les questions que vous vous posez encore. Il doit montrer votre volonté d'apprendre, et de poursuivre votre apprentissage tout au long de votre parcours professionnel. Mon écrit a été rédigé en quatrième année, il n'y a pas de modèle type pour l'autoévaluation. N'ayez pas peur de montrer dans cet écrit les épreuves et les difficultés rencontrées. Il faut être authentique, cet écrit permet de vous ouvrir et de faire un retour sur vous même : je pensais ça, j'étais comme ça il y a 3 ans, aujourd'hui : je suis comme ça, je pense ça...

C'est vous qu'on lit dans cet écrit, par un robot, donc il est bien également de pouvoir mettre en avant vos ressenti aussi concernant certaines situations par exemple ou face à des résultats, des exams, le mémoire...

 

Bonne lecture !

Au cours de ces quatre années de formation j’ai pu évoluer tant personnellement que professionnellement, en tant que future assistante de service social. Je suis entrée dans cette école avec des idées claires, et qui étaient évidentes pour moi. Je n’avais aucun contact et pas d’implication personnelle dans une association ou un autre mouvement, trop absorbée par des idées déjà présentes en moi. Il m’était impossible de parler de moi après tout, je pensais que cela m’appartenais. J’allais découvrir qu’il fallait travailler avec soi et pour cela qu’il fallait y chercher, ce dont j’avais besoin, le respect de moi-même, l’humilité et la confiance en autrui. Je vous propose, ici, un retour sur ces années de formation, qui m'ont permis de me construire professionnellement.

 


Cette année :


J'ai effectué une quatrième année. Si j'ai repassé mon épreuve, je le comprend aujourd'hui, c'est parce que mes écrits étaient trop justes : mal structurés et pas suffisamment synthétiques. De plus j'avais besoin d'un accompagnement, de nouveau. J'avais également besoin de m'entraîner un peu plus à l'oral. Cette année, j'ai fait le choix de faire une licence de Sociologie. Les conventions passées entre mon école de formation et l'université de ma ville, m'ont permis d'intégrer un groupe de onze personnes, toutes professionnelles du social, avec plus ou moins d'ancienneté dans leur métier. Tous les vendredis et les jeudis, une fois par mois, je me rends donc auprès de ces collègues de promotion et futurs collègues du travail social ; afin d'échanger sur nos pratiques, d'aborder des théories sociologiques et d’exécuter des recherches de terrain. Cette opportunité est une grande richesse (personnelle, professionnelle et intellectuelle) car pouvoir échanger avec plusieurs professionnel(les) tout en enrichissant ses connaissances théoriques, cela n'est pas donné à tout le monde.


Cette année, je me suis intéressée de près à l'engagement et notamment au service civique. J'ai souhaité m'engager auprès d'une association grâce à ce dispositif, et je suis devenue animatrice du réseau des associations étudiantes, de ma ville. Cette mission de 8 mois m'est apparue très constructive, elle me permettait d'être en contact avec les étudiants, public que je n'ai pas approché lors de mes stages, mais également d'entrer dans le « monde » des associations. Cela m'a permis d'approfondir mes connaissances, de me faire un réseau et également d'avoir la chance, d'organiser des formations et des événements locaux et régionaux. Alors que je pensais mon évolution achevée au bout de trois ans de formation, il
s'est avéré que je pouvais faire encore des efforts et être plus réfléchie dans mes décisions. J'ai pris du recul sur ma situation et j'ai travaillé, ce que je pense être important, en tant que future assistante de service social : l'authenticité. 


J'ai notamment appris l'importance de l'organisation, notamment lorsque je devais travailler sur mes écrits pour le dossier de pratiques professionnelles, mais également en même temps sur mon mémoire pour la sociologie tout en terminant dans l'après-midi le recensement des associations sur ma ville. Mais c'est un choix que je ne regrette pas car il m'a permis de voyager, de voir et de connaître des professionnels, de pouvoir échanger et utiliser les connaissances de sociologie. Mais également, de pouvoir parler de mes expériences de stage, notamment lors des interventions destinées aux jeunes que mon service civique m'a permis de faire. La quatrième année permet de retravailler en profondeur sur soi, de prendre encore du recul, de garder un contact régulier avec un formateur et de pouvoir s’entraîner à l'oral plus souvent. C'est également le moment de persévérer dans sa remise en question et sur sa pratique. En regardant aujourd'hui mon chemin et mes quatre années de formations, je repense à cette première année, qui avait été le moment de la découverte de la profession et du travail en équipe.

 

 

La Découverte, le Travail d’Équipe et le secret professionnel     :


La première année a été compliquée car les cours et le stage me donnaient l’impression de ne rien connaître. En effet, beaucoup de personnes autour de moi avaient eu une expérience en faculté ou avaient déjà un diplôme, cela m’a personnellement troublée car je n’avais que mon baccalauréat et je sortais du lycée. Ma première expérience de stage s'est déroulée auprès de l’éducation nationale, dans le service social en faveur des élèves. J'ai compris l'importance de l'interdisciplinarité dans une équipe, qui permet d’avoir des angles d’approches différents et d’aider la personne, le jeune, la famille le plus précisément possible et avec complémentarité. 


Dans le service social en faveur des élèves, j'ai également pu découvrir l' « institution » et les divers moyens de travailler et de fonctionner dans une équipe. En effet, dans chaque établissement, l'équipe était différente et les méthodes de travail et les relations avec certains partenaires internes n'étaient pas les mêmes. J'ai compris que chaque lieux d'exercice de la profession étaient différents et que l'adaptation est l'un des meilleurs alliés. Lors de ce stage j'ai été confronté aux questions des jeunes notamment sur la prise de note et le secret professionnel. J'ai commencer cette année à me documenter via les cours théoriques de l'école mais également par des lectures sur les informations à caractère secret. L'école et les cours théoriques ont permis de répondre à beaucoup de mes interrogations, concernant le secret professionnel et cela aller continuer.


Cette première année a été également le moment de se demander si j’étais faite pour cette profession, si j’avais assez de motivation pour continuer dans cette voie. J'ai pris conscience de l'importance des échanges avec ma formatrice de terrain afin d'expliquer les ressentis, d'analyser les situations et d'essayer de comprendre. Il y a eu de nombreuses occasions où l’émotion m’a gagnée, où quand une personne pleurait dans le bureau, je pouvais être amenée à me demander : Mais qu’est ce que je peux faire pour elle ? Comment s’y prendre pour l’aider, pour la soutenir ? Les discussions avec ma formatrice terrain autour de l’empathie et du recul m’ont appris beaucoup de choses, j’ai pu saisir l’importance d’une écoute interne au sein des services. 
Cette expérience m'a donné envie de continuer, d'aller plus loin, d'intervenir auprès des personnes et de mettre en place des projets. J'étais très pressée d'être en seconde année. Et notamment afin de pouvoir travailler avec des groupes.

 


Le Respect, l'Adaptation et la Communication:


En seconde année, très motivée, j’avais envie de faire un stage auprès des personnes en situation de handicap. J’avais peur, j’étais perplexe à l’idée d’être avec une personne atteinte d’un handicap, car dans ces moments là, souvent on ne sait pas quoi dire, on ne sait pas comment réagir : Et si il se met à crier soudainement ? Je ne pensais pas pouvoir créer un lien aussi facilement avec les personnes en situation de handicap. En effet j'avais cette représentation, d’un centre d’aide par le travail (CAT), avec des personnes atteintes uniquement de trisomie. Je ne m’attendais pas du tout à voir des personnes atteintes de troubles du comportement. Je me suis demandé par la suite : Pourquoi j’avais eu cette image là en tête pendant longtemps ? Je me suis aperçue que finalement, la société ou même les émissions que j’ai pu voir, ont favorisé la construction de ces représentations.


Lors de ce stage j’ai souhaité effectuer une intervention sociale d’intérêt collectif (ISIC). Pour cela j’ai demandé aux usagers de participer et aux moniteurs d’atelier. Cette expérience m'a fait comprendre une bonne fois que le travail d’équipe et le travail en collaboration avec l’usager étaient nécessaires et très intéressants, afin de pouvoir construire quelque chose et parfois même indispensables pour intervenir. Si je n'avais pas eu le regard des moniteurs d'ateliers ou celui de la coordinatrice socio-professionnelle, pour m'éclairer et me donner d'autres formes d'approches, j'aurais été en difficulté. En effet, les connaissances que l'on trouve dans une équipe, via les différentes professions, sont une richesse.


C’est là que je me suis rendue compte également de l’importance de la compréhension, de la reformulation, de la répétition et des différents modes de communication. Il y avait une personne atteinte de surdité et qui, ne communiquait que par la langue des signes. J’ai donc demandé de l’aide aux usagers et à cette personne pour m’apprendre sa langue. C’était passionnant et je pouvais vers la fin du stage lui expliquer les décisions prises en réunion. Il m’a été plus facile par la suite, de l’intégrer et de la faire participer, puisque j’avais fait un pas vers son mode de communication. Je me suis adaptée à la personne, et j'ai souhaité chercher son adhésion, afin de la faire participer au projet avec ses collègues. La confiance dans les compétences et dans ce que peut m’apporter la personne ont été des enjeux essentiels et sont très importants selon moi. Ils m’ont aidé dans mon apprentissage pas simplement professionnel mais aussi personnel, dans ma culture et ma veille professionnelle. Faire cet effort d'adaptation rentre à mon sens, dans le respect de la dignité de la personne.
Cette expérience de seconde année raisonne encore en moi, elle me permet de voir le lien et le travail accompli en troisième année par la suite et d'établir, finalement, ce qui m'a permis de me professionnaliser, en tant que future assistante de service social. 

 


L'Authenticité, l'Autonomie  :


En troisième année, j’ai souhaité faire un stage au Conseil Général. J'ai notamment rédigée mon Intervention Sociale d'Aide à la Personne (ISAP) cette année là. J'ai mis en œuvre ce que j'avais appris les deux années précédentes et me suis appliquée à continuer de travailler sur moi, j'ai notamment eu l'occasion de faire mon génogramme et d'échanger avec ma formatrice de terrain sur la prise de recul lors des situations. J'ai également pris conscience que je devais aller vers les partenaires plus souvent, laisser libre cours à ma curiosité et ne pas craindre de poser des questions. Aujourd’hui, je n’hésite pas à expliquer ma démarche auprès des personnes que je rencontre, car je souhaite rester transparente avec eux. Cela permet selon moi dans ma pratique de favoriser une confiance grâce à l' honnêteté, toujours dans l'objectif de garantir le bien être de la personne. La troisième année a été le moment du mémoire et cela m’a fait grandir. Au delà de l’exercice de l’écrit, des retranscriptions, c’était pour moi, une découverte. C'est cette expérience de familiarisation avec le travail de recherche, qui m'a donné l'envie de poursuivre une licence de sociologie. 


L'expérience de l'ISAP et de l'ISIC a été très constructive dans ma pratique. J'ai notamment appris lors de cette expérience de troisième année, en polyvalence de secteur, que le respect de l'autonomie était très important. Le négliger, revenait à négliger la personne et son intégrité. J'ai dû beaucoup lire et échanger avec ma formatrice pour comprendre l'importance de l'autonomie dans l'accompagnement avec la personne. Le secret professionnel a également lors de cette troisième année, pu être abordé, notamment avec les usagers. J'ai eu l'occasion de leur expliquer ma place lorsque l'on me confie une information à caractère secret, en précisant aux personnes, que je ne suis que dépositaire et non propriétaire. Le secret professionnel que j'avais déjà abordé en première année m'est apparu plus clair au bout de ces trois années de formation. Les cours théoriques mais également la pratique et les lectures personnelles, m'ont permis de vraiment comprendre la signification du secret et son respect, pour le bien des personnes.


Aujourd'hui, alors que j'ai terminé cette quatrième année de formation, je m'aperçois que j'ai beaucoup travaillé sur moi, sur mon passé, sur ma pratique. La formation m'a permis de prendre du recul, d'expérimenter beaucoup de choses et de continuer à m'enrichir personnellement et professionnellement. J'ai compris aujourd'hui que l'évolution personnelle et professionnelle s'effectue année après année. Mon identité professionnelle continuera à se construire, au fil des rencontres, des nouvelles expériences professionnelles. C'est avec des bagages théoriques, des rencontres professionnelles complémentaires et un positionnement professionnel affirmé qu'aujourd'hui, je poursuis mon chemin.