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Sur la route du social.... à Quebec !

Publié le par Epain Jessica

Sur la route du social.... à Quebec !
  • Bonjour Stéphanie* peux-tu nous parler de ton expérience au QUEBEC, tout d'abord pourquoi travailler comme assistante sociale là-bas ?

 

J’habite à Montréal depuis 2 ans maintenant. Je suis ici en permis d’étude car j’ai décidé de reprendre mes études après 4 ans d’exercice en tant qu’ASS en France. Je suis à la maîtrise à l’école de travail social dans la fabuleuse Université du Québec à Montréal (UQAM). Donc au départ je ne suis pas forcément venue pour travailler mais plutôt étudier. C’était en 2016 et je n’ai pas fini mon mémoire de recherche. Cependant l’avantage avec le permis d’étude c’est que j’ai le droit de travailler jusqu’à 20h par semaine durant le temps scolaire ET pendant les congés/vacances scolaire je peux travailler en illimité. Alors j’en profite évidemment pour faire mon métier ici qui est travailleuse sociale. J’en parle prochainement mais le DEASS permet d’accéder au titre de TS au Québec depuis quelques années et c’est un bel avantage pour l’intégration sur le marché de l’emploi qualifié. Au Québec, le titre de travailleur et travailleuse sociale est réservé exclusivement aux détenteur.es d’un permis de TS émis par l’OTSTCFQ (l’Ordre des travailleurs sociaux et thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec).

 

  • Es-tu originaire de là-bas ? Ton école était-elle là-bas ?

 

Je suis originaire de l’Isère, j’ai fait mes études à l’IFTS d’Échirolles. Mon école actuelle est à Montréal mais je suis toujours en lien avec des professeur.es de l’IFTS qui ont d’ailleurs participé au congrès de l’AIFRIS à l’UQAM l’année dernière.

 

  • Sais tu comment se passe le cursus au QUEBEC ?

 

Pour être travailleuse sociale au Québec il faut être titulaire du permis d’exercice. Celui-ci se demande à l’OTSTCFQ qui a reçu un mandat de l’état pour protéger le public. Ceux et celles qui ont fait leurs études au Québec doivent avoir un baccalauréat en travail social (niveau licence) ou une maîtrise en travail social (master). La liste des diplômes donnant accès au permis d’exercice est sur le site de l’Ordre. Ce qu’il faut comprendre c’est que les études et le titre de TS sont « déconnectés » pour ainsi dire. Je m’explique : les personnes font leur cursus universitaire de baccalauréat en travail social (incluant formation pratique, théorique et méthodologique) et une fois le diplôme obtenu elles ne sont pas travailleuse sociale. Non il faut ensuite demander à leur Ordre professionnel le permis d’exercice pour pratiquer des actes réservés à ces professionnel.les et user du titre. En gros, les actes réservés sont des activités à risque pour le public que l’on peut accompagner c’est pourquoi l’Ordre est là pour s’assurer qu’ils sont correctement réalisés. Par exemple « Procéder à l’évaluation psychosociale d’une personne dans le cadre des régimes de protection du majeur ou du mandat de protection » est réservée exclusivement aux travailleurs et travailleuses sociales ou bien « Évaluer une personne en matière de garde d’enfants et de droits d’accès » est une activité partagé avec les thérapeutes conjugaux.les et familiaux.ales et les psychologues. Alors qu’en France le DEASS fait automatiquement de toi un.e assistant.e de service social

Pour se situer davantage, en France les TS sont une catégorie professionnelle (on a environ 14 diplômes d’état, certificat, brevet, etc.) qui une fois diplômée te permet de dire « je suis TS ». Au Québec, le terme travailleur ou travailleuse sociale est protégé et réservé à ceux qui font partie de l’OTSTCFQ.

 

  • Dans quel type de structure travailles-tu ?

 

En ce moment j’ai deux emplois, je travaille au sein d’un CIUSSS (Centre intégré universitaire de la santé et des services sociaux) c’est comme un gros mix qui regroupe des centres locaux de services communautaires (CLSC), des centres hospitaliers (CH), des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), centre de protection de l’enfance et de la jeunesse (CPEJ), des centres de réadaptation (CR), etc. Moi je suis dans le programme FEJ (famille enfance jeunesse) d’un CLSC qui regroupe plusieurs services dont le milieu scolaire. Et devinez-quoi ? Ici il y a des TS directement dans les écoles primaires prêté.es par le CLSC et donc le CIUSSS. Je suis dans 2 écoles primaires et c’est super chouette ce travail multidisciplinaire avec l’établissement scolaire et les familles.

En parallèle je suis sur un projet-pilote à titre d’étudiante de second cycle avec l’OTSTCFQ. Nous travaillons sur un meilleur accueil des travailleurs et travailleuses sociales ayant des diplômes obtenus dans leur pays d’origine (hors DEASS). C’est super chouette ! Dans mes deux jobs l’ambiance est super et j’ai été particulièrement bien accueillie.

 

  • Quel type de public accompagnes-tu ? Quel âge ? Quel profil ?

 

En milieu scolaire je suis avec des primaires et maternelles soit entre 5 à 11 ans. Mais on travaille surtout avec les parents car souvent les difficultés des enfants peuvent être issus d’un conflit parental ou de la famille (la vision est plutôt systémique). Aussi on peut voir les enfants directement en « entrevue » pour travailler sur leurs habiletés sociales, leur estime d’eux, les « chicanes » de récré, etc. Je fais aussi (et ça j’adore !!) des ateliers puberté, en binôme avec l’infirmière, avec nos grand.es qui vont passer au secondaire (collège). C’est en groupe mixte et surtout jusqu’où on va c’est d’une ouverture au respect et à la tolérance : identité de genre, homo, hétéro et transsexualité, intimidation, consentement, etc. + tout ce qui concerne les organes génitaux et la puberté (transpiration, éveil sexuel, masturbation, menstruations, reproduction, protection, etc.). Nous faisons des mises en situation par rapport à l’homosexualité, le jugement, les liens amoureux, le rapport avec ses parents qui évoluent, etc. aussi c’est plus facile pour se mettre en contexte. Le must c’est qu’on on se balade avec la serviette hygiénique pour la faire toucher aux jeunes et démystifier ça. Les réactions peuvent être surprenantes (positives). Après nous n’abordons jamais les relations sexuelles simplement l’amour, le désir, pour le reste ils et elles verront cela au secondaire avec nos collègues du secondaire.

A l’Ordre je travaille plutôt sur des outils permettant aux nouveaux et nouvelles arrivantes formées en travail social de comprendre le contexte du travail social au Québec, c’est en cours. Les personnes viennent du monde entier comme la Belgique, Roumanie, Colombie, Brésil, Iran, France pour ceux et celles qui demandent une équivalence à l’Ordre comme les DEES/DECESF ou les VAE DEASS (hors DEASS en formation complète).

 

  • Quelle est la possibilité pour un Assistant de service social de trouver un emploi au QUEBEC ?

 

Alors en 2009 (mis en place en 2012 si je me souviens bien), une entente a été signée entre le ministère des affaires sociales de l’époque en France et l’OTSTCFQ. Cela permet au titulaire d’un DEASS d’accéder au titre de TS sans passer par un processus d’équivalence. C’est la seule entente hors Amérique du Nord qui existe avec l’OTSTCFQ. Le DEASS est privilégié (et je vous conseille de faire ce diplôme si vous hésitez encore car l’ouverture à l’internationale est incroyablement folle avec le DEASS) si tu l’as eu depuis moins de 5 ans et pas par VAE. Il suffit de fournir ta demande d'admission/Formulaire d'inscription au tableau de l'Ordre à titre de travailleur social, ton DEASS, livret de formation et relevé de notes (certifiés conforme à l’original) et des documents relatif à ton expérience de travail + Annexe. Très facile, j’ai eu mon permis en 2 semaines. Faut aussi dire que la secrétaire est hyper réactive !

Pour trouver un emploi, l’ASS peut se diriger vers des postes d’intervention communautaire/sociale/psychosociale ou vers des postes de TS. Au Québec il y a un peu « deux mondes » je mets entre guillemets parce que c’est à moitié faux et moitié vrai. Soit tu trouves un emploi en milieu institutionnel (CIUSSS) et souvent c’est des jobs de TS (avoir son permis), soit tu trouves dans le milieu communautaire (organismes communautaires) et il peut y avoir des jobs de TS (mais c’est rare) mais principalement des postes d’intervenant.e social.e, psycho-social.e, animateur.rice, conseillèr.e en emploi, coordination, etc. Le fossé est principalement dans le salaire par exemple en CIUSSS tu débutes en tant que TS à environ 23$/h à + de 44$/h alors qu’en milieu communautaire ça peut débuter à 13$/h jusqu’ à 26$/h (moyenne de 15 à 17 quand même). Mais le fossé est aussi dans ton type d’intervention.

Alors je ne parle que de mon expérience personnelle et sur un poste de nuit donc je suis certaine que d’autres DEASS ont de supers jobs en communautaire bien plus passionnant. Mais par exemple j’ai travaillé dans un foyer d’hébergement d’urgence pour femmes itinérantes (SDF) à Montréal en tant qu’intervenante psycho-sociale et j’ai eu l’impression de ne faire que des tartines, des lits, des fouilles (drogue, seringues, etc) mais aussi de l’écoute, du soutien, création de lien MAIS aucun accompagnement. Je les envoyais vers les TS quand elles souhaitaient un suivi et je voulais être la TS. Ahahah ! C’était une job de vie quotidienne.

En même temps il fallait travailler et je n’avais pas mon permis de TS donc impossible de postuler sur des postes de TS qui d’ailleurs ne m’intéressaient pas en 2016/2017. En plus à Montréal l’employeur.e est friand.e de l’EXPERIENCE QUEBECOISE. Tu auras beau avoir 4 ans d’expérience dans ton pays en tant qu’ASS ou ailleurs on te demande des références d’emplois québécoises et de terrain québécois. Je suis passée par la petite porte comme beaucoup d’autres avant et surement après pour avoir ce fameux sésame d’expérience québécoise. Mais attention il est tout à fait possible de trouver une job de TS sans avoir d’expérience au Québec. Il faut user des bonnes stratégies de recherche d’emploi (CV à la québécoise, entrevue d’embauche, etc) et RÉSEAUTER (le mot d’ordre au Québec) et si on sort de Montréal c’est clairement plus facile. Surtout qu’il cherche beaucoup en région !

 

  • Et as-tu vu des différences entre la France et le QUEBEC dans l'intervention sociale, le secret professionnel par exemple ? La notion de distance ? Les problématiques sociales sont-elles les mêmes ?

 

Alors je vais parler des postes de TS car c’est plus facile pour moi. Je n’ai pas l’impression qu’il y a des différences énormes concernant le secret professionnel. Il y a aussi un code de déontologie pour les TS et une grande éthique professionnelle. Les valeurs sont basées comme nous sur la justice sociale, le droit des personnes à l’autodétermination, le respect, etc.

Concernant la distance, je pense qu’ici c’est différent avec les « usagèr.es » et la hiérarchie. Déjà tu peux tutoyer ton chef ou ta cheffe, ta direction, c’est assez inclusif (vu de même je féminise mon écrit pour intégrer tout le monde) et les relations professionnelles également. Bien que… Après avec les personnes que j’accompagne le tutoiement arrive très rapidement pour les deux « parties ». Ce n’est pas du tout un manque de professionnalisme, ni de respect, ni d’intimité. Je pense que c’est vu comme l’usage du « you » en anglais, tu ou vous c’est pareil. Un jour je vais vouvoyer la personne, le lendemain ça sera TU c’est correct. Les personnes me tutoient et je n’ai pas de misère avec ça. Mais il a fallu s’adapter enfin comme je travaillais avec les gens du voyage (GDV) en France je tutoyais et on me tutoyait déjà et la relation professionnelle était quand même clairement établie. Il y a plusieurs articles concernant le tutoiement au Québec sur internet si ça vous intéresse. Pour revenir aux relations professionnelles, je trouve bien plus agréable de travailler avec mes coordinatrices, soutien aux activités cliniques et directrice d’ici qu’en France. Pourquoi ? Je n’ai pas l’impression d’avoir quelqu’un derrière mon dos qui surveille ce que je fais (alors que c’est le cas avec le CIUSSS), je suis autonome, on m’a fait confiance dès le premier jour, je n’ai jamais peur de parler d’une difficulté car je ne me sens jamais jugée mais plutôt soutenue. La zone hiérarchique est plutôt horizontale que verticale et ce type d’environnement de travail est clairement plus agréable. Ici on ne forme pas des « managers » on forme des « coordinateurs », « coordinatrices » qui t’accompagnent et t’aide à te développer et donner le meilleur de toi. Après j’ai été en France dans des supers équipes mais ce n’est pas pareil la relation hiérarchique.

Pour les problématiques sociales c’est difficile à dire, je n’ai pas assez lu et d’expérience sur le sujet mais je dirais qu’il y a des convergences (pays occidental donc pauvreté, discrimination, racisme, santé mentale, précarité et itinérance, etc) et des différences plus structurelles et environnementales. Et notamment je suis surprise des importantes problématiques de logement et de santé mentale.

 

  • Penses-tu revenir plus tard en France ou si cela n'a jamais été le cas, travailler un jour en France ?

 

Oui j’ai le projet de rentrer en France mais ce n’est pas encore le moment. J’ai hâte de revenir voir ma famille et mes ami.es qui me manquent beaucoup. Ce n’est pas facile de vivre une immigration et mon processus migratoire et mes stratégies d’acculturation ont été mises parfois à rude épreuve. Heureusement j'ai un bon réseau amical et professionnel à Montréal.

 

  • Penses-tu que le travail social est plus difficile au QUEBEC qu'en France ? Pourquoi ?

 

Je ne sais pas vraiment comment répondre à cette question. Le travail social est une vocation, une passion pour moi. Tout métier est difficile et particulièrement quand on s’engage dans des métiers de relations sociales et d’accompagnement, je pense que n’importe où dans le monde il faut une solide santé mentale, du réseau professionnel, de la supervision, de la formation continue et de la motivation. Les personnes qu’on accompagne nous donne tellement (positivement et négativement) qu’il faut trouver ses soupapes. Oui le travail social dans un cadre d’immigration professionnelle peut être difficile au début quand on n’a pas balisé toutes ses protections mais notre DEASS est très formateur pour cela : on s’adapte !

 

  • Pour toi, quel est le rôle de l'assistant social au QUEBEC, est-il différent si oui pourquoi ? Si non, penses-tu qu'il devrait l'être ?

 

Le rôle du TS au Québec répond aux mêmes missions/visions que les ASS : Accueillir les personnes, recueillir leurs propos et évaluer la situation vécue par une personne, un groupe, une communauté pour convenir avec elles des interventions appropriées et mettre en place en fonction de leur environnement, leurs forces, leurs capacités, leurs limites pour leur autonomie.

Le champ d’exercice des travailleurs et travailleuses sociales au Québec, selon la loi : « Évaluer le fonctionnement social, déterminer un plan d’intervention et en assurer la mise en œuvre ainsi que soutenir et rétablir le fonctionnement social de la personne en réciprocité avec son milieu dans le but de favoriser le développement optimal de l’être humain en interaction avec son environnement » - Extrait du projet de loi 21

Après concrètement dans la mise en œuvre, je décèle des différences. 

Déjà le fait de faire partie d’un Ordre et d’avoir des activités professionnelles réservées apportent une meilleure considération des TS. C’est un peu comme psychologue ou médecin, psychoéducateur ou psychoéducatrices, thérapeutes, etc. c’est comme plus reconnu et valorisé dont ...  un meilleur salaire! 

Ensuite chaque personne accompagnée doit avoir une évaluation du fonctionnement social (évaluation psychosociale comme on sait les faire : identité, caractéristiques de la personne, de son environnement, analyse de la situation (potentialités, forces, limites, etc) et nos recommandations professionnelles) et un plan d’intervention. C’est obligatoire et ces documents appartiennent aux personnes tout comme les NOTES de TS que l’on rédige pour nos suivis. L’Ordre se charge d’inspecter ses membres pour voir si elles ou ils répondent aux exigences. Tous les cadres de référence sont sur le site de l’Ordre.

En plus la formation continue est obligatoire et doit être prouvée tous les deux ans. Je trouve ça différent car en France, automatiquement on va faire des formations (par le biais des employeurs souvent), on s’autorégule pour ça, pour garder notre tête fraiche, c’est un DC : veille sociale.

Après le travail administratif est différent qu’en France, ici vous ne ferez pas d’accompagnement aide sociale (RSA), pas de FSL, ni de CMU, etc. c’est des agent.es d’aide sociale ou intervenant.es qui s’en charge. Par contre évaluer l’autonomie et les capacités d’une personne âgées ou handicapées oui. Évaluer dans le cadre la protection de la jeunesse, adoption, etc oui. Et surement d’autres choses que je ne maîtrise pas. Par exemple, à ma job de TS je fais des demandes d’ouverture de droits pour des soutiens aux familles en TSA (troubles du spectre de l’autisme), des demandes de mises en priorité, des relais vers des organismes communautaires, financement des camps de vacances, etc. Cela dépend du programme dans lequel on travaille en fait. Mais toujours cette idée d’orienter en fonction des besoins de la personne.

Aussi je trouve que dans mes interventions c’est beaucoup plus encadré qu’en France. Je veux dire je dois faire mon évaluation du fonctionnement social dans les 3 mois environ (pour le CIUSSS) et après je m’en tiens au plan d’intervention et si ça change je vais le modifier et en faire un nouveau. Alors qu’en France c’était plus soft peut-être plus libre et je pouvais prendre du temps avec mes GDV, je ne faisais pas d’évaluation sociale écrite aussi précise en tant que telle, ni de plan d’intervention autant défini (mais surement parce que l’oralité était prioritaire avec les GDV). Ça me fait penser un peu à un mode thérapeutique dans la façon de fonctionner (je parle du contexte, la façon d’organiser les accompagnements car je ne fais pas de thérapie en intervention)

Ensuite il y a surement d’autres choses mais je ne m’en rends plus compte. Ahaha! Ca va être intéressant le retour en France justement.

 

  • Peux-tu nous parler de ton sujet de mémoire de maîtrise en travail social ?

C’est un sujet qui me passionne et nous ressemble ! Je fais une recherche sur l’expérience des DEASS immigré.es Montréal qui exercent dans le domaine du travail social, au sujet de leur identité professionnelle : processus migratoire, stratégies d’acculturation et identité professionnelle. Je dépose mon projet de mémoire prochainement pour passer au mérite scientifique afin d’entrer en séminaire de mémoire en septembre et demander une certification éthique. L’objectif est de commencer mon recrutement et mes entrevues de recherche (8 participant.es potentiellement) entre décembre et mars 2019 et retranscrire mes verbatim pour les analyser. J’ai hâte de commencer les rencontres avec les DEASS et écrire la suite du mémoire. Si la maîtrise vous intéresse, j’en parle de cette vidéo en version résumé : Lien Vidéo youtube présentation .

 

  • Quels conseils donnerais-tu aux jeunes diplômés qui souhaitent travailler au QUEBEC ?

 

Les conseils : Une immigration se prépare (mentalement, physiquement, émotionnellement, administrativement). N’hésitez pas à travailler un peu en France avant de venir ici. L’expérience professionnelle est importante et j’ai vu trop de jeunes galérer à trouver des postes de TS.

Le Québec et sa région vous attendent impatiemment c’est certain ! Et surtout, n’hésitez pas à vous joindre au groupe Facebook de « Travailleurs sociaux français : expat ‘ à Montréal », je propose un guide dans la publication épinglée qui vous sera d’une précieuse aide c’est sûr ! En plus on organise des rencontres mensuelles et des sorties pour se rencontrer, parler travail social ou de la vie à Montréal. Belle gang de TSF (travailleurs et travailleuses sociales français.es) !

Je vous ai mis plusieurs liens durant l’interview auquels vous pourrez vous référer pour plus d’informations ! Au plaisir de vous rencontrer à Montréal ou en Isère !

 

Les liens : 

 

---> UQAM

---> OTSTCFQ

 ---> IFTS

---> AIFRIS

--->Centre de documentation OTSTCFQ

 

 

PAGE FACEBOOK TS EXPAT AU QUEBEC

 

*Prénom non changé en accord avec l'interlocutrice

*Propos recueillis par EPAIN Jessica

 

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