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Publié par Pré Jessica

Je suis une caméléon professionnelle

Je suis une caméléon professionnelle

Bonjour à toutes et tous,

        Il y a bien longtemps que mon parcours n'a pas eu une petite révision ici, sur ce blog, qui pourtant si cher à mon cœur, reste parfois sans l'ombre d'une nouveauté, un peu en retrait, numériquement stable et misérablement vide.

Mais ça, c'était avant.

Lançons nous donc, dans un récapitulatif de cette mission de vie, ce chemin torturé entre apprentissage - remise en question - projets en cascade - reconversion ou presque.

 

2015, la révélation :

         En 2015, comme indiqué sur ce journal de bord blog, celui que vous lisez avec attention, celui auprès duquel vous êtes si fidèles depuis 5 ans, j'annonçais l'obtention de mon Diplôme d'Etat d'assistante de service social.

Bien des tumultes dans ce parcours du combattant, une quatrième année riche et libre car j'ai découvert l'#animation de formation, la gestion et l'organisation des projets événementiels et la mise en place des #MOOCS. 

Par un jeu de valorisation mais aussi de marginalisation, je ne me retrouvais pas dans les canons de beautés professionnels du social de l'époque. Oui de l'époque ! Entre 2015 et 2020, il y a un monde.

J'ai donc souhaité rendre cette quatrième année plus enrichissante en intervention collective qu'en suivi individuel, j'ai rompu avec le circuit social-total pour me rapprocher du collectif-innovation-formation-volontariat-associatif-et-social.

Mais quelle aventure ! Et puis ma soif de théorique, de recherche étant ce qu'elle est (j'ai fini par l'accepter), je me suis lancée dans une licence de sociologie en partenariat avec l'#UniversitédeTours et l'#IRFSS de Chambray-lès-Tours.

Un an et demi plus tard j'avais un DE et une licence de sociologie.

 

2016 à 2018, le temps des cerises (et des poires) :

          Fière de mon parcours, de mes réalisations, de mes jeunes projets de l'époque, (oui oui  encore "de l'époque"), je souhaitais approfondir la langue des signes, j'ai donc commencé à travailler auprès d'une mairie comme animatrice découverte LSF lors des TAP.

Puis, il arriva, ce jour béni, ce jour fameux, l'ultime signature, le papier de soie délicat et fin menant vers une vie professionnelle junior d'assistante de service social, 6 mois après l'obtention de mon DE ( comme quoi les statistiques étaient bonnes à l'époque). 

Je commence une aventure professionnelle en scolaire durant 2 mois, je m'inscris au concours auquel, finalement, je ne me présente pas.

Je trouve en effet, dans la foulée, un poste en Protection de l'Enfance. 

Premier fracas, premier tumulte notoire d'une pro-pas experte qui fuyais ce secteur pour finalement graviter autour. J'entre dans le domaine non pas d'une assistante de service social mais dans celui d'une professionnelle du social, avec la fonction d'éducatrice familiale.

Ah oui, c'est mieux, c'est bien, je n'ai pas la sensation d'être une ASS mais une pro du social, cela me va, moi qui n'apparait pas dans ces fantasmes, vivantes dévouées à la cause de la personne, à l'accompagnement individuel unique et ultra select.

Mais pas une fois ne me suis-je dit, à cette période, que ma vision bien égocentrée, ne me donnait qu'un petit aperçu, à peine une petite lucarne, si ce n'est... un judas vers le monde merveilleux du social (merci Elise Lucet).

 

Ah mais que c'est barbant !

 

J'y viens, j'y viens...

 

           2 ans, de rebondissements, peut-être pensais-je alors, les meilleures années de ma vie, dans une équipe grande comme... comme quoi ? 48 jeunes, des horaires à rallonge, des nuits déjantées, des appels aux pompiers, la police parfois... à 3 heures du matin, des réunions psychoéducatives, des enfants, des jeux et des jeux d'enfants, bref.

Un jour, c'était trop.

Je suis partie et j'ai vécu ce qu'on nomme parfois un deuil.

Un deuil professionnel douloureux.

On voit le fil de sa vie qui annonce de nouvelles directions. C'est là, que j'ai décidé de tenter le tout pour le tout : congé parental et études.

 

2018 à 2020, la formation tout au long de la vie :

           Ce Master j'en rêvais depuis longtemps. 

           Pendant un an, de 2018 à 2019, enceinte jusqu'aux yeux, puis avec une diminution non négligeable de mon salaire, puis avec des doutes, puis avec des fracas, puis des rebondissements (encore) des écrits, encore des écrits, des heures sur mon ordi (jusqu'à 3h du matin le jour de mon retour de la maternité), je passe et j'obtiens 13.73 de  moyenne pour ma première année en SCIENCES DE L'EDUCATION ET DE LA FORMATION avec l'#universitédeRouen.

Vous savez, quand vous vous investissez tellement dans un projet, dans vos études, que tout autour devient presque inexistant, vous avez une sorte de baisse de régime intense qui survient dès que l'activité cesse. Et bien là non.

J'étais lancé, je devais aller au bout, je le devais à moi même.

J'ai fais une rupture conventionnelle de justesse (je passe les détails et encore et toujours les rebondissements) et j'arrive en Master 2 Ingénierie et Conseil en Formation. Parce que moi, quand je serai grande, je veux être formatrice et je veux conseiller.

FOR-MA-TRICE

Ca résonne, ça fait sens, je vais aider et accompagner, oui mais je veux aussi être bienveillante et agir auprès des personnes qui voguent vers leurs rêves, je veux intervenir et guider dans la recherche et le sens pas de la vie, mais de l'orientation professionnelle et des études. Je veux transmettre, je veux animer, je veux construire, produire, écrire.

Mon volontariat n'est pas étranger à cette affaire, ni même mon expérience auprès de l'IFSI comme intervenante en sociologie.

Alors je pousse encore mon parcours, je vais dans mes retranchements.

Du social ? Oui mais de l'autre côté, du côté de ceux qui guident.

Je trouve mon stage facilement et quel stage... formidablement orchestré et assez inattendu, je reviens sur mes pas, j'ai pris un sentier en boucle dans mon parcours, re-bonjour l'IRFSS !

Un stage tellement bien, tellement instructif, une mission au cœur de la réforme 2018 des diplômes en travail social et plus particulièrement, celui des Assistants de service social. 

De novembre 2019 à février 2020, (le ventre encore gros), je suis proche de mon but ultime, ma source de motivation principale depuis 2 ans.

Je persiste, mon sujet de mémoire de M2 s'élève, s'élabore, et je veux comprendre cette réforme et son impact sur l'évolution du formateur en travail social

Mars 2020 arrive, puis juin 2020 et je trouve un poste comme Chargée d'information auprès d'ID FORMATION.

Puis juin, le 18, un matin, je pleure de joie.

On m'annonce un 16 à l'écrit et un 16 à l'oral pour mon mémoire "une porte ouverte car vous êtes faite pour la recherche".

Merci.

 

Septembre 2020, Consultante CSP :

         Tandis que dans ma vie, j'avais voulu tour à tour devenir psychologue, paléontologiste, journaliste, chanteuse et écrivaine, je n'avais jamais réussi à trouver ma voie, mon but, ce qui me plaisait vraiment. J'ai couru après du conseil, de l'orientation mais je me suis fourvoyée dans le méandre du social. Pourtant, assistante de service social ça n'était pas si éloigné de ce que je voulais, de ce que j'aspirais. La sociologie, la psychologie, l'enrichissement humain, le contact, l'entraide, l'accompagnement, sont des gestes professionnels, des savoirs et des notions que j'apprécie plus que tout.

J'avais envie de travailler sur le travail, de bosser sur l'insertion, de bûcher sur les cvs, d'aller au charbon comme on va dans l'orientation pro !

Mon environnement actuel présente énormément de satisfaction, des collègues avec des parcours très divers et d'autant plus riche qu'ils sont CIP, CESF, psychologues du travail...

J'apprends énormément sur les techniques d'entretien, beaucoup plus aujourd'hui qu'avant !

Je réfléchis sans cesse au positionnement que je dois adopter face à mon interlocuteur et je perfectionne mes connaissances du domaine de la formation, j'anime des ateliers, je m'auto-forme sur le networking (nouvelle passion 2020) !

En clair, j'évolue à la vitesse de l'éclair et plus je sens  que quelque chose devient à ma portée, plus je conçois que j'ai encore énormément de choses à apprendre, au delà de mes acquis, au delà de mes convictions !

Consultante CSP, mes missions :

Missions : 

-Accompagner les personnes dans le cadre du licenciement économique, dans leur projet professionnel (reclassement, reconversion, reprise ou création d'entreprise).

-Animer des ateliers en  lien avec le marché de l'emploi et faciliter l'insertion en mettant à disposition des outils adéquats.

-Orienter, guider, conseiller les bénéficiaires

-Travailler le partenariat sur le secteur avec les acteurs de l'insertion (interim, associations, entreprises etc.)

 

Activité parallèle : 

Evidemment je ne laisse pas de côté aussi vite mon ambition de poursuivre mes études, d'aller au delà (encore), doctorat ?

Mais pour l'instant je me concentre sur ce que je fais de mieux et que j'essaie de faire au mieux.

J'accompagne les étudiants assistants de service social à l'IRFSS pour les mémoires, je donne des cours de temps en temps et évidemment je partage ici et j'échange avec vous, un peu plus chaque jour.

J'ai de plus en plus de mail et cela me fait énormément plaisir de partager avec vous des informations sur la méthodologie de recherche ou sur l'orientation et la reconversion pro, en tant que travailleur social.

 

Donc merci encore,

 

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d'année !

 

Jessica Pré

 

 

 

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